Objection Votre Honneur



Publié le samedi 23 février 2008


Samedi 23 février 2008

216 000 mètres cubes de Gaz liquéfié sous les lignes de 735 000 volts à Beaumont

 

Le jeudi 21 février 2008

LE SOLEIL - POINT DE VUE

Des risques pour les méthaniers sous les lignes 735 000 volts d'Hydro-Québec

André Brisson

Ingénieur électrique
Québec

 

Le choix du site retenu par les promoteurs du terminal méthanier Rabaska en laisse plus d'un songeurs et pour cause. La localisation à Lévis aura, entre autres conséquences, la circulation de bateaux méthaniers et de remorqueurs sous les trois lignes de haute tension à 735 000 volts d'Hydro-Québec situées à St-Laurent, Île d'Orléans et à Beaumont sur la rive sud du fleuve.

Je suis tout à fait en accord avec le géographe Jean-Claude Lasserre qui affirme que : «Ce site représente un risque considérable pour les résidants qui seront à proximité des réservoirs, mais aussi pour la voie maritime et les lignes de transport électrique qui seront proches du terminal», (Journal de Montréal 5 novembre 2007). Monsieur Lasserre ne soulignait cependant pas toute la question qui me semble primordiale; celle des risques associés à la circulation d'un méthanier sous des lignes de haute tension.

La chute accidentelle d'un câble sous tension sur un méthanier me semble peu probable. Mais si elle était provoquée de façon intentionnelle et calculée par un tireur d'élite muni d'une carabine de fort calibre avec une lunette d'approche ou d'une simple mitraillette et de quelques chargeurs? Pouvons-nous fermer les yeux sur un tel scénario? Un seul individu pourrait provoquer à très peu de frais et sans une organisation complexe une catastrophe aux conséquences sans pareilles.

Un méthanier va renfermer un volume de 160 000 m3 de GNL (ou 216 000 m3 pour les bateaux de type Q-flex). On imagine facilement les suites d'un mélange gaz-électricité ainsi que la déflagration provoquée par une telle quantité de combustible jointe à la puissance en court-circuit de la ligne électrique. Besoin d'un exemple à l'échelle humaine? La voici : vous penseriez-vous en sécurité si vous mettiez un câble électrique sous tension à 120 volts sur une bombonne de gaz propane flottant dans votre piscine? Multipliez cela par 96 millions de mètres cube de gaz et 735,000 volts! (À noter qu'on prend ici le gaz propane comme exemple parce qu'accessible à tous).

Je crois sincèrement que la Sécurité publique devrait faire une étude d'impact sur ce scénario tout à fait vraisemblable et que les gouvernements provincial et fédéral ne peuvent fermer les yeux sur les risques d'attentats terroristes de plus en plus probables en Amérique du Nord ou plus près de nous, sur des actes pouvant être perpétrées par un individu désespéré et ou déséquilibré.

D'autres questions se posent :

- Des organismes publics comme Hydro-Québec ne devraient-ils pas évaluer les conséquences d'un tel événement sur le réseau puisque les trois lignes assurent jusqu'à 20% des besoins en électricité du Québec?

- L'ordre des ingénieurs ne devrait-il pas donner un avis sur les dangers potentiels de la localisation du terminal et examiner les hypothèses du comité d'examen TERMPOL et de la firme DNV (Det Norske Veritas), responsables des études de sécurité mandaté par les promoteurs de Rabaska?

- Serons-nous le seul endroit dans le monde où on accepte que 60 méthaniers par année circulent sous des lignes de haute tension en cobayes, pour l'éviter dans des projets futurs ailleurs dans le monde?

- Est-ce que les normes CSA-Z276 (Canadian Standard Association), NFPA-59A (norme de la National Fire Protection Association) ainsi que EN1473 (norme CENELEC, comité européen de normalisation électrotechnique), prévoient les passages de méthaniers sous des lignes de haute tension?

- Dans de telles conditions, les compagnies d'assurance continueront-elles d'assurer les résidants à proximité de ces tours électriques d'Hydro-Québec? Augmenteraient-ils les coûts? Paieraient-elles en cas de sinistre ou est-ce que ce seront les contribuables par le biais de leurs taxes?

J'espère que ces quelques réflexions et ces questions, sans réponse pour le moment, inciteront les décideurs publics à la plus grande vigilance au sujet du manque de sécurité de ce projet car il vaut mieux, à notre avis, réévaluer le choix du site pour éviter la circulation de 60 navires méthaniers annuellement sous les lignes de haute tension d'Hydro-Québec.



Samedi 23 février 2008

DÉFICIT DANS LA SANTÉ MAIS $2 MILLIONS POUR LA FOMULE 1

 

Même si le système de santé manque cruellement d’argent, le Gouvernement Charest à décidé de donner $2 millions de nos taxes, pour la construction d’un centre de presse à la piste Gilles Villeneuve.  $2millions pour la piste de course des millionnaires pendant que nos hôpitaux et nos universités accumulent des déficits. Totalement injustifiable de la part du Ministre Raymond Bachand.  Mais diable pourquoi le privé ne finance-t-il pas ce centre de presse à 100% si la Formule 1 est si  rentable pour l’industrie touristique. Que fait notre gouvernement déficitaire la dedans?  Quand ce gouvernement va-t-il commencer à faire sa job,  au lieu gaspiller nos taxes à enrichir les millionnaires de la F1 ?  « C'a fait CHIER à la fin! »